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Je ne sais rien de la poésie :
Elle me semble étrange .
Avec un peu de sel, elle change
L’ombre , la lumière et l’appétit .
Ce n’est qu ‘un bref instant ,
Parfois un éclair détonnant .
Souvenez vous des neiges d’antan ,
Et François VILLON se repentant .
Cet homme est sans doute mort …
Mais il reste toujours si fort
Il est à jamais plein de mystère.
Et pourtant il est loin son repère .
C’est loin pour nous les gibets ,
Et les bourreaux , et les chapelets !
C’est loin des grands et des petits
Et pourtant il nous donne sa vie .
Et il est là à chaque pas
Sans être pesant ni ingrat ,
Lui et les autres , surtout les morts
Sans musique , ils chantent forts .
Ils chantent pour nous la danse
Et donnent parfois un sens
A nos plaisirs si clairs et doux
Aux désirs d’être parmi vous .
Si je croyais en quelqu’un
Dans une autre aube , au loin ,
Je vous dirais le monde
Et comment la terre est ronde .
Souvenez vous des neiges d’antan ,
Loin du monde des vivants ,
Les mots sont bien étranges ;
Ils ont le parfum du bleu des anges .
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