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Balade au bord du lac
L’homme en cendres fil dans le vent
Ce corps qui erre dans les labyrinthes
Cherche dans l’azuré l’ivresse des muses,
Les effluves virginales impénétrables
Le silence ce précieux soupirant
L’enveloppe subtile en son manteau
Comme transporté aux mots du lac
De cette belle étendue qui se mire au ciel
Mais son cœur passiflore s’est desséché
Au plus profond de la nuit amer calice
Telle une prisonnière dans le marbre blanc
Elle goûte en ce vase clos le bleu de l’inertie
Ici, les chagrins, les soupirs s’abandonnent
Ici les hurlements, les trahisons se figent
Il ne reste que l’expiration du vent du soir
Il ne reste qu’un reflet et l’ombre du temps
….
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