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QUELLE PARADE ! …
Sur le « Canard », tous les jeudis,
Je lis la lie et le curare,
Les coups de phare des non-dits
Tamisés au vent du tarare,
Barbouillés de haine et de sang,
D’inconscient et de morbide,
Par l’Angola, le Turkestan
Par Paris, vorace et eupide …
Privilèges de l’impuni,
Du bataillon des intouchables,
Scandales à l’infini,
Cynisme de l’impitoyable !
On maintient les bagnes d’enfants
En prônant leurs droits par la charte.
On pérore en sommets ronflants !
Le champ des mines ? … qui l’essarte ?
On parle en blanc, on pense en noir :
Langue de bois et de mensonge.
Pour la dignité, pour l’espoir,
A demain …, l’hallali forlonge !
Vingt quatre heures de télé !
Qui pourrait songer à se plaindre ?
Tout ? … ressassé … tout ? … révélé …
Vous savez tout ! que peut on craindre ?
Nous pouvons encor, dans nos bois,
Courir, en juillet, les myrtilles,
Oublier le monde aux abois …
Mars a fleuri les potentilles !
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