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J'ai dans mon panier;
un écureuil,
l'écueil des jours,
un écrin où un écrou se joue de tout,
fait croire qu'au Pérou les cris sont tous de joie.
J'ai dans mon arbre,
un autre arbre pour toi,
et aussi pour eux-tous,
des arbrisseaux,
et dans un bruissement nous mangeons des fruits.
Dans la cabine téléphonique,
j'appelle qui?
Mon kinésithérapeute,
qui n'a plus mon adresse,
K'en a plus rien à foutre.
J'ai au bout du treuil,
deux ou trois lourdes charges,
qui ne demandent qu'à tomber sur toi.
J'ai dans mon panier,
l'urne qui contient les cendres,
de mon dernier feu de joie,
de la dernière fille de joie,
de tous les miens.
J'ai dans mon arbre,
une arme Brésilienne,
une griffe de couguar,
et un foulard,
pour effrayer les couards.
Dans la cabine téléphonique,
L'annuaire,nom à nom,
j'essaie de te retrouver,
toi qui balaya mes certitudes,
Tornade.
J'ai au bout du treuil,
un tremplin que j'ai truqué,
pour que les cascadeurs crèvent.
J'ai dans mon panier,
un peigne et des beignets,
Un pagne pour me rouler dans la fange,
Un padre pour la France d'en bas,
un piège à prédateur.
J'ai dans mon arbre,
un pont qui va droit à la lune,
mais sa matière est chétive,
et sa nature craintive,
il laisse passer au solstice d'été.
Dans la cabine téléphonique,
Y'avait Dieu,
qui me passait des consignes pour vous tous,
Il a dit aimez vous j'ai oublié la suite,
vivent les prophètes à la mémoire courte.
J'ai au bout du treuil,
Une poulie qui fait remontée
mécanique en hiver quand il a neigé.
J'ai dans mon panier,
du pain pour ma frangine,
du pane,
du poisson et des salsifis,
La bouillabaisse de Beth.
J'ai dans mon arbre,
un monarque sur un trône,
et il vous nargue,
car il se targue,
d'avoir inventé l'arc.
Dans la cabine téléphonique,
les renseignements m'indiquent la poste,
j'y cours chercher la peste,
commandée deux mois plus tôt,
Sur le site action-commando.
J'ai au bout du treuil,
du tiramisu,des tonnes,
mais c'est le mien.
J'ai dans mon panier,
le petit chaperon rouge,
et d'autres histoires plus rouges encore,
mais l'hiver me ronge,
Je me suis mis en jupe.
J'ai dans mon arbre,
quelques méandres,
La guerre des Flandres,
Où les défenses des éléphants,
furent fendues.
Dans la cabine téléphonique,
j'ai l"acabit du gabarit,
j'appelle qui je veux,
quand je veux,
et le F.B.I y m'entends même pas,je crois.
J'ai au bout du treuil,
le c cédille de ton calecon,
Viens le chercher si t'es un homme.
J'ai dans mon panier,
le gel et puis l'été,
la neige quand tu chausses tes skis,
le vent quand tu danses le ska,
et un raz de marée car je suis mesquin.
J'ai dans mon arbre,
un abri bus,
où quelques bouffons,
espèrent bluffer
les contrôleurs de l'état-buffle.
Dans la cabine téléphonique,
J'ai ton électron libre,
au bout du flou,
la reine de l'interface,
intronise le valet d'utopie.
J'ai au bout du treuil,
ton treillis tes vêtements du quatorze juillet,
je jette le tout à l'incinérateur.
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