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PRISES D’IMAGES. *
De l’ancêtre, au « cantou », le visage est austère ;
Il ne raconte pas la défaite à Sedan …
Il narre, auprès de l’âtre, aux enfants de Lozère,
La légende du loup-garou du Gévaudan.
Son front est soucieux et sa mine inquiète,
Les yeux perdus, mi-clos, fouillent dans le passé
Pour se remémorer les méfaits de la bête,
Choisir le moins cruel …, il est embarrassé.
Il est aussi réduit qu’attentif, l’auditoire,
Pour frémir à l’honneur des forfaits attendus,
Prêt, pour être ébahi par une horrible histoire,
L’œil, l’oreille et l’esprit et tous les corps tendus.
Le costume, archaïque et bizarre, en impose …
Le vieux, en bourgeron trop court et sabots nus
Paraît sortir fripé du Roman de la Rose …
Les « bitos » des gamins ? de quels coffres venus ?
C’est le signal : « moteur ! » Rien ne change à la pose,
Le jeune public fixe au front le narrateur
Pour boire le récit jusqu’à l’apothéose ;
Aucun enfant ne bronche, impassible … auditeur.
* Pour un film documentaire sur la « Bête du Gévaudan », de locale et sinistre mémoire.
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