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Parce qu’il était décembre
Ailleurs et dans ma vie
Je croyais que l’hiver
N’en pouvait plus finir
On s’est marié deux fois
C’est bête On se dit que c’est trop
On a peur deux enfants des cheveux blancs des remords
Rien à voir avec
Ce qu’on dit qui se fait
La télé le ciné les voisins la morale
Le bonheur
C’est l’idée du sourire des autres
Et puis voilà que tu es venue
Connais-tu cet instant quand on marche en montagne
Il fait gris Il fait froid Il fait humide aussi Le petit jour est loin
On ne voit pas le sentier
Juste on sent le gravier qui roule sous le pied
Tout jusqu’à ce que s’ouvre
Comme un drap qu’on écarte
La gaze grège du brouillard
Et le soleil est là
Voilà que tu es venue
Magicienne inconsciente du pouvoir de tes yeux
Evidence épanouie
Comme une fleur qu’on n’attend plus
Voilà que tu es venue
Et qu’à mesure en marchant
Vers moi
Tu me donnes l’été jusqu’au profond du cœur
22 juin 09
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