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LA MONTAGNE
On a souvent chanté la Méditerranée,
J'ai déjà survolé l'océan déchaîné,
Sans rester insensible à cette majesté,
Cependant, c'est ailleurs que mon cœur a vibré.
Sur l'horizon houleux mes yeux se sont fendus,
Je me suis approchée de ces vagues joufflues,
Je crois me souvenir que la tasse j'ai bu,
Mais c'est loin de la mer que je suis éperdue.
Si tu veux me séduire, pas besoin de bateau,
Ni de voile, ni de mât, ni même de plan d'eau,
Mais tout en haut des cimes, Dieu que le ciel est beau,
Je donnerais ma vie pour un chalet là haut.
Qu'elle soit pic ou volcan, massif ou simple mont,
C'est sur elle que mes yeux avec adoration,
Se posent chaque fois avec même émotion,
Vertigineux élan de la contemplation.
Même si j'affectionne un coin de la Bretagne,
Et si mes jours s'écoulent dans la verte campagne,
Vous l'aurez vite compris, mon vrai mât de cocagne,
Il se trouve là haut, au sommet des montagnes.
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