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Et parfois il fait lourd
Et je suis bien sourd .
Fait il des fois léger ?
Que je puisse m’envoler ?
Et même aveugle je vois .
Les longues gouttes des toits ,
L’obstination de la pluie ,
Rien à faire des comédies.
Ce temps n’a que faire
De mes humeurs délétères
Il est , et ne le sait pas .
Il n’y a rien au-delà .
En direction de la mer ,
En parfumant la terre ,
En écrivant des signes
Sur les étangs, les vignes .
Partout sans complaisance
Il baigne de sa puissance .
Et nous pauvres humains
Comme des pailles au loin …
Chacun est repris comme l’ambre
Jaune et dorée , petite chambre ,
Pour les hommes maquillés
De pleurs et chaude gelées .
Je vous parle du temps .
De celui qui tombe
Du ciel comme colombe
Parmi les brises et les vents .
Et parfois il fait lourd
Et je marche comme sourd
A la sueur du malheur
Je ne cherche que bonheur .
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