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Combats la nuit dans ta mansarde,
Pauvre Pierrot, combats la nuit.
Mais sur les murs qui se lézardent,
Ne vois-tu pas suinter la pluie ?
N’entends-tu pas sous tes fenêtres
Le temps passer avec fracas
Et emporter tous les « peut-être »,
Les « sans doute » et les « pourquoi pas » ?
Il vient t’arracher à tes rêves,
Pauvre Pierrot, que feras-tu
Si avant que la nuit s’achève
Ta chandelle ne brille plus ?
Bien sûr, il reste les étoiles
Et la lune pour t’éclairer,
Quelques bouts de bois pour ton poêle
Et un peu de pain à manger.
Alors, assis face à ta feuille,
Pierrot, que t’importe la pluie ?
Le papier que ta plume endeuille
S’est rendu maître de la nuit.
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