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Histoire d’un regard

le vendredi 26 juin 2009, à 18:43. Posté par alain


    C’était comme le jour
    On m’avait donc aimé
    C’est ainsi que parfois d’autres façons de feuilles
    S’accordent au même arbre
    Et que la vie suffit à l’étal des marées
    Quand je me réveillai

    La mésange blessée de ton corps
    Agrippe l’aube
    Il pleut du sombre et des couleurs
    On dirait bien C’est du Chagall ou du Miro
    Quand tu marches en cascade brune
    Et que le tissu
    Brume de soie
    Le tissu
    Marche avec toi

    Tu sais la vie Tu sais
    Ça ne sera jamais
    Le chewing-gum d’espérance que tout gosse on mâchait

    Je ne suis qu’un homme
    C’est dire je ne sais combien
    De siècles de doutes
    De tonnes de sueur
    D’Himalaya de mesquineries
    Et que même en t’aimant
    Jusqu’au dernier de mes jours
    Je ne pourrais alléger le fardeau des frayeurs

    L’oiseau n’a pas coutume
    Qu’on lui touche les plumes

    Je prends soin de toi pourtant
    Comme si ma vie On la dirait
    A ton sourire suspendue
    C’en est même drôle Il faut le dire
    Je suis ton frère et ton amant
    Je suis ta sœur et ton ami
    Je suis l’évidence affichée de ce que tu voulus de moi
    Et comme l’azalée de ta pensée

    Tu as crié Yaël mon pauvre ange Tu as crié
    Je le sais bien
    Au long des corridors de la peur du vide
    Crié de solitude
    Qu’au moins l’on ouvre au moins
    Une porte une issue
    Au moins l’on entrebâille
    Une fissure
    A peine
    Un rien
    D’espoir
    Tu as crié

    Comment voulez-vous n’avoir pas l’envie de
    Tenir dans ses bras
    Mes longs bras noueux de chêne à moitié brisé
    Tenir
    Ton roseau de vie
    Et même si le chêne finit en fagots
    Tout asséché d’amour à force
    Vaille que vaille au bout de la sève

    Comment n’avoir pas l’envie

    D’ailleurs à quoi bon vivre
    Dites le moi vous tous
    A quoi bon vivre si ce n’est d’un frisson
    Celui qui vous vient d’un regard de femme
    Un instant posé sur soi


    26 juin 09


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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
dago laborel le vendredi 26 juin 2009, à 21:55
vraiment, ces poèmes "yaeliens" sont tous plus beaux les uns que les autres !

Vincent le samedi 27 juin 2009, à 08:42
Oui ! DAGO je partage ta reflexion, il est dans ce sentiment comme un dépassement subblime de soi Que le bonheur te guide et super bravo Alain !

Ivydall le samedi 27 juin 2009, à 12:01
Longue vie à deux, remplie de bonheur!Amitiés

alain le mardi 30 juin 2009, à 18:30
Merci de vos commentaires amicaux et précieux pour moi. C'est bon de sentir des échos poétiques chez des frères inconnus. Merci

Ivydall le vendredi 03 juillet 2009, à 23:24
Et les soeurs aussi,j'espère! Sourire!

alain le samedi 04 juillet 2009, à 10:41
ô combien les soeurs, naturellement !

petite soeur le dimanche 05 juillet 2009, à 13:25
Ah ben ouais les soeurs aussi faut pas ls oublier !!!

alain le dimanche 05 juillet 2009, à 19:51
je ne risque pas de les oublier, les soeurs, surtout dans mon cas ! lol

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