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CHIENS ! ASSIS !
La mode au chien tyran fait tache et flaque d’huile !
Papy, mamie, au bout d’un fil et ça défile.
La veste sur l’épaule et le regard absent,
Attentifs ? Inquiets ! on épie, on attend
Que Loulou ! le cabot, labrador ou cerbère,
Signent sur la pelouse à Bormes la Favière,
Manifestent leur droit d’étal de colombin,
De suborneur de guide à muer en larbin.
C’est la dame esseulée, aux bons soins de sa lice,
Dont le regard au ciel prospecte sans malice
Ignorant son barzoï …, son cocker …, son roquet,
Parmi les géraniums du parc ou du bosquet,
Le nouveau retraité, victime du caprice
De quelque petit-fils, de la mémé complice,
Qui promène toutou dont tout le monde est las
Avec le désespoir de qui sonne le glas …
Une petite fille attelée au caniche
Devenu fou-fuyant au départ de la niche,
Pleure désespérée, appelant au secours,
Regrette, amèrement, son Milou de velours …
Même pépé baron met au vert son chien-chien,
Aux glacis du château pavés de comblanchien.
Quel est le plus gâteux des deux inséparables ?
Resplendissants, heureux, épuisés, misérables …
Leurs pas, lourds, traînent, courts et branlants, conjugués,
Synchrones un instant, boitillants, fatigués …
Pour vaincre les ennuis, l’abandon, le gâtisme,
Chacun cherche un hobby, son but, son éclectisme.
Le chien devient ami, complice, compagnon.
Pitié ! pas de lien d’esclave à maquignon !
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