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Merci Michel d’avoir éloquemment conté
Une migration de « l’ours » en liberté.
« L’homme d’art » consacré, sur un si commun thème,
N’aurait pas ciselé de plus brillant poème.
La « moue », au précédent, n’est pas la sanction,
Seulement mise en garde de saine opinion.
« Cénacle : un garde-fou pour le prolixe en verve,
Parapet du délire, écran de la réserve ! »
Pour sa migration vers sa mer du midi,
L’éternel vagabond ne se plaint pas, pardi,
Car il a retrouvé sa faune familière
Plus un foyer d’accueil à Bormes la Favière,
Mais le soleil, en mai, n’a guère resplendi,
La pluie a déboulé d’un rythme bien hardi.
Son séjour, programmé, vers sa fin s’achemine,
Il sera de retour sous peu dans sa chaumine,
Y fera son escale habituelle en juin
Puis vers la fin du mois reprendra son chemin
Vers l’ouest, l’océan, passant par Excidoire,
D’un poète récent célèbrera la gloire.
De prosodie et d’art narrera la façon,
Partagera les fruits d’échange de leçon.
Et l’hospitalité de sa demi-famille
Au cap des cinquante ans de sa deuxième fille.
Après un court arrêt, de réconfort paré,
Il revivra juillet, encore … à Bois en Ré.
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