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"Les navires tenait en l'air exactement de la même manière que les briques ne tiennent pas."
Douglas Adams
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Approchez, venez tous, l'instant est historique !
Un monde compliqué, un peu microscopique,
Dans l'univers géant, à sa phase critique.
Il y a des sentiments qui sont antinomiques,
Des formules d'amour qui sont cabalistiques,
Des postures encore, qui sont pornographiques,
Tout cela mélangé pour varier les graphiques.
Les consciences à force étaient automatiques,
Pour ceux-là qui écoutent, pour ceux-là qui expliquent,
Dans un monde curieux, où les actions impliquent,
Ce que seront nos jours, perceptions angéliques,
Ils sont le plus souvent un peu machiavéliques,
Vers des résultats nuls, et souvent fatidiques,
La terre était solide et le sol balsamique.
Il y avait plein de monde, et puis même Monique,
Une femme ordinaire à l'allure idyllique,
Elle parlait des fleurs, de la bombe atomique,
De tout ce qui avait un aspect symbolique.
Elle connaissait tout des failles névralgiques,
Des causes sur l'effet, des impacts génétiques,
De cette étrange histoire humaine générique.
Elle connaissait tout Monique en botanique,
Et elle aimait la vie, elle aimait la musique,
Même quand son regard décelait des paniques,
Elle savait trouver le petit truc comique,
Elle n'avait pourtant pas un âge canonique,
Elle n'était même pas tous les jours alcoolique,
Mais elle voyait clair : le monde frénétique.
Les coeurs captaient des sons, univers acoustique,
Et toutes les idées, jusqu'aux apostoliques,
Donnaient à bien des gens de fiévreuses coliques,
Les onomatopées, de badaboum à clic,
En s'efforçant bien fort d'être un peu artistiques,
Les idées et les rêves d'un espoir fantastique,
Avec beaucoup de mal, un peu de logistique.
Des façons de penser ringardes, un peu reliques,
Une diversité, quelquefois fanatique,
Avec ses rituels, ses palabres et ses tiques,
Ses orgueils malmenés quand une phrase pique,
Des certitudes sûres qu'un brin de vent astique,
Parmi les attributs des dames et des loustics,
Parmi tout ce qu'on peut inventer comme clique.
Sommes-nous tout le temps dans la propédeutique,
Des idées de la vie quelles sont les logiques ?
Les questions abondaient, il y avait trop de hic,
Une histoire splendide avec son générique,
Son cortège de rêves sur fond panoramique,
Chacun remplit son vin, chacun fait sa barrique,
Et l'histoire de tous se fait brique par brique.
Monique se disait que c'était bien pratique,
Mais c'était bien chez elle un peu symptomatique,
Elle réfléchissait , station allégorique,
En regardant l'oiseau poursuivre le moustique,
Elle voyait en tout un aspect bénéfique,
Et ce qui paraissait banal, normal, basique,
Devenait grand théâtre à des acteurs comiques.
Tous les gestes étaient là, conventions parodiques,
C'était normal au fond, puisque existe le cirque,
Dans un monde où chacun se fait son Amérique.
Mais il y a des problèmes, tout n'est pas toujours chic,
Nos projets les plus chers deviennent hypothétiques,
Nos spéculations sûres un peu acrobatiques,
Et nos mêmes erreurs encore systématiques.
Les prospectives en fiches sur informatique
Engendraient des projets, des idées sarcastiques,
Les modes dominantes étaient pensées cyniques,
Quand tous se débattaient dans la problématique,
Rien n'était naturel, tout était en plastique,
Dans tous les sentiments, combien peu d'authentiques,
Quand dans les impressions on était boulimiques.
Il y avait de vieux sages au regard chamanique,
Des foules emportées, par soif de véridique,
Les paroles allaient bien, les actes étaient statiques,
Chacun avait raison, opinions colériques,
Des voix qui s'étouffaient en beaucoup d'asthmatiques,
On faisait des chapelles, on faisait des cliniques,
Pour pouvoir adapter l'ensemble aux statistiques.
Les plaisirs étaient vastes, on mange et on fornique,
En trempant le bonheur dans l'acide formique,
On pouvait bien chanter des chansons, des cantiques,
Ils étaient bien nombreux à devenir caustiques,
Frustrés des coups du sort, meurtris des coups de trique,
La science est surprenante, fut-elle balistique,
Les opinions allaient vers des sens dramatiques.
Il y avait des clichés un peu fantomatiques
Dans les têtes, des trucs fous qui étaient symphoniques,
Des ponctuations fortes, avec des astérisques,
Mais beaucoup qui parlaient sans prendre rien de risque,
Les lois sont ainsi faites, elles sont algébriques,
Pour nos conversations urbaines ou bucoliques,
Qui suivent notre route et son arithmétique.
Il y avait des idées dans toutes les boutiques,
Et des exaltations, des fois astronomiques,
Tout allait super bien avec la robotique,
Pour combler comme il faut nos besoins spécifiques,
Résoudre les problèmes qui nous rendent allergiques,
Des neurones fusaient sur des périphériques,
Des états d'âme allaient sur des voies numériques.
Ce monde étrange et rond, où tout est dynamique,
Où les tableaux sont vastes, comme sont les triptyques,
Où se cherchent et s'espèrent des analgésiques,
Où se font et défont des idées stratégiques,
Quelquefois bien carrées, des cervelles coniques,
Prenaient des décisions graves, celles qui impliquent,
Des fois c'était trop mal, des fois c'était lyrique.
Monique connaissait des ressources toniques,
Peu douée à vrai dire pour la cybernétique,
Elle allait plus souvent aux endroits poétiques,
Voyant trop comme il faut ce que beaucoup fabriquent,
Elle préférait rire avec Dominique,
Le soleil était bon, le vent un peu sadique,
L'histoire de ce monde pouvait être hystérique !
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LC20090311
http://www.youtube.com/watch?v=MkW4A5orkuM
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