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Combats la nuit dans ta mansarde,
Pauvre Pierrot, combats la nuit.
Mais sur les murs qui se lézardent,
Ne vois-tu pas suinter la pluie ?
N’entends-tu pas sous tes fenêtres
Le temps passer avec fracas
Et emporter tous les « peut-être »,
Les « sans doute » et les « pourquoi pas » ?
Il vient t’arracher à tes rêves,
Pauvre Pierrot, que feras-tu
Si avant que la nuit s’achève
Ta chandelle ne brille plus ?
Bien sûr, il reste les étoiles
Et la lune pour t’éclairer,
Quelques bouts de bois pour ton poêle
Et un peu de pain à manger.
Alors, assis face à ta feuille,
Pierrot, que t’importe la pluie ?
Le papier que ta plume endeuille
S’est rendu maître de la nuit.
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LIBRES ?
Si je ne sais pas où me mène
La porte que je vais ouvrir,
Je sais que la vie nous ramène
Toujours au tout premier désir,
Au premier rêve que l'on fait,
A cette voix du fond des temps.
Les vies d'adultes sont tracées
Dès les premiers pas de l'enfant.
Je sais que cela vous fait peur,
Vous voulez maîtriser la vie.
Dans les battements de vos coeurs,
L'entendez-vous qui vous sourit ?
Vous vous débattez tous les jours
Contre cela que rien ne change
Et vous dévastez vos "toujours"
Parce que "jamais" vous dérange.
Vous recherchez la liberté
En portant toujours plus de chaînes
Et la vie que vous traversez
Transforme vos amours en haine.
Si tous les chemins sont tracés,
De quoi donc vous inquiétez-vous ?
Vous confondez la liberté
Avec la fuite - savez-vous
Que qui veut être un homme libre
Peut l'être ici et maintenant
Et que ne vivre que par bribe
N'est pas vivre, tout simplement ?
Aquaura
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=aquaura
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