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Résidente de mon coeur (Y.R. Courtois)

le vendredi 10 juillet 2009, à 13:11. Posté par COLLECTIF (auteur : Y.R. Courtois)





    Résidente de mon coeur


    La cigogne complice
    Sait livrer sans traîner
    Son linge blanc propice
    Aux joies du nouveaux né,
    Du bec elle applaudit
    La rencontre poignante
    Entre le tout petit
    Et sa mère aimante.



    Les regards croisés
    Pour la première fois
    Reconnaissent, enchantés,
    Cette partie de soi
    Qui rapproche les cœurs
    Des êtres familiers
    De l’amour familial,
    Cousin de l’amitié.



    Ce poupon, ce fut moi
    Et ma digne adorée
    Je mis dans mon tiroir
    De sensibilité,
    A cet instant majeur,
    Je compris tendrement
    Ce besoin de douceur
    Dans un monde violent.



    Elle habilla ma vie
    De bonheur gratifiant,
    Sentiment de pitié,
    Le goût pour les perdants,
    Vivre dans la nature
    Sans oublier jamais
    Que lui faire blessure
    Finit par se payer.



    Cette femme si simple
    Je ne peux me lasser
    De choyer en son temple,
    Demeure de mes pensées,
    Prête à bercer le souhait,
    L’envie de discuter
    Sur la feuille posée,
    Poète elle m’a fait.



    Mais si le jour venu,
    On doit nous séparer
    Comme la nuit déçue
    Et l’homme éveillé,
    Je garderai présente
    Au bord de mes déboires
    La beauté de maman,
    Début de mon histoire.




    «Une maman, c’est celle qui gronde mais qui pardonne tout»
    Jean GASTALDI


    **




    VANITEUX PERSONNAGE



    Je sais, je sais, je sais,
    Clame la suffisance à qui veut bien l’entendre,
    Fière de s’inventer un rôle pour se répandre,
    Triomphe du petit se vantant d’être grand.

    Humeur, artifice pour se voiler la face,
    Le sentiment parfois dessert son projet
    Lorsque pour encenser simple sottise hélas,
    L’assemblée de badauds laisse dire sans broncher,
    Modeste théorie, Titanisme Courtois,
    Dès que l’humble pécheur s’éloigne de l’endroit,
    Vaniteux est le pitre convaincu de son titre.

    La différence impose le respect de l’ethnie,
    Brassage génétique nécessaire au brio,
    Naturelle attitude délivrant son génie,
    Découpage appliqué en multiples morceaux
    D’assurance divine se mêlant à la foule
    Pour étoffer les cris de groupies éberluées
    Au contact visuel d’une vilaine poule,
    Brailleuse de discours à s’en féliciter.

    Irrévérent propos amené prudemment,
    Le compliment juré de l’auteur fidèle
    Par ses activités, éloges du moment
    Pour se plaire dignement, chef en sa citadelle,
    Ne ménage jamais son interlocuteur,
    Lui jetant au visage nombreuses qualités
    Qui le mènent souvent par minables pensées
    A ses propres faiblesses, formidables frayeurs.

    L’avis de gueux m’importe peu,
    Il ne sera utile que pour mettre en valeur
    Ce charmant sage instruit, philosophe judicieux,
    Irrésistible druide, merveilleux connaisseur
    De sujets commentés, paroles en société
    Que personne ne semble traiter comme il se doit,
    Mais comment ce peut-il qu’on puisse imaginer
    Pour expliquer ma science quelqu’un d’autre que moi?

    Je sais, je sais, je sais,
    Votre narrateur se montre imbu de préjugés,
    Imbuvable timidité, humanité inavouable
    Mais la vérité vraie parfois n’est point pensable,
    Si par autocensure j’affronte mes défauts,
    Vous, vos jugements brutaux dépassent juste mesure.



    Yvan Racine Courtois
    http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=recou



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