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Résidente de mon coeur
La cigogne complice
Sait livrer sans traîner
Son linge blanc propice
Aux joies du nouveaux né,
Du bec elle applaudit
La rencontre poignante
Entre le tout petit
Et sa mère aimante.
Les regards croisés
Pour la première fois
Reconnaissent, enchantés,
Cette partie de soi
Qui rapproche les cœurs
Des êtres familiers
De l’amour familial,
Cousin de l’amitié.
Ce poupon, ce fut moi
Et ma digne adorée
Je mis dans mon tiroir
De sensibilité,
A cet instant majeur,
Je compris tendrement
Ce besoin de douceur
Dans un monde violent.
Elle habilla ma vie
De bonheur gratifiant,
Sentiment de pitié,
Le goût pour les perdants,
Vivre dans la nature
Sans oublier jamais
Que lui faire blessure
Finit par se payer.
Cette femme si simple
Je ne peux me lasser
De choyer en son temple,
Demeure de mes pensées,
Prête à bercer le souhait,
L’envie de discuter
Sur la feuille posée,
Poète elle m’a fait.
Mais si le jour venu,
On doit nous séparer
Comme la nuit déçue
Et l’homme éveillé,
Je garderai présente
Au bord de mes déboires
La beauté de maman,
Début de mon histoire.
«Une maman, c’est celle qui gronde mais qui pardonne tout»
Jean GASTALDI
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VANITEUX PERSONNAGE
Je sais, je sais, je sais,
Clame la suffisance à qui veut bien l’entendre,
Fière de s’inventer un rôle pour se répandre,
Triomphe du petit se vantant d’être grand.
Humeur, artifice pour se voiler la face,
Le sentiment parfois dessert son projet
Lorsque pour encenser simple sottise hélas,
L’assemblée de badauds laisse dire sans broncher,
Modeste théorie, Titanisme Courtois,
Dès que l’humble pécheur s’éloigne de l’endroit,
Vaniteux est le pitre convaincu de son titre.
La différence impose le respect de l’ethnie,
Brassage génétique nécessaire au brio,
Naturelle attitude délivrant son génie,
Découpage appliqué en multiples morceaux
D’assurance divine se mêlant à la foule
Pour étoffer les cris de groupies éberluées
Au contact visuel d’une vilaine poule,
Brailleuse de discours à s’en féliciter.
Irrévérent propos amené prudemment,
Le compliment juré de l’auteur fidèle
Par ses activités, éloges du moment
Pour se plaire dignement, chef en sa citadelle,
Ne ménage jamais son interlocuteur,
Lui jetant au visage nombreuses qualités
Qui le mènent souvent par minables pensées
A ses propres faiblesses, formidables frayeurs.
L’avis de gueux m’importe peu,
Il ne sera utile que pour mettre en valeur
Ce charmant sage instruit, philosophe judicieux,
Irrésistible druide, merveilleux connaisseur
De sujets commentés, paroles en société
Que personne ne semble traiter comme il se doit,
Mais comment ce peut-il qu’on puisse imaginer
Pour expliquer ma science quelqu’un d’autre que moi?
Je sais, je sais, je sais,
Votre narrateur se montre imbu de préjugés,
Imbuvable timidité, humanité inavouable
Mais la vérité vraie parfois n’est point pensable,
Si par autocensure j’affronte mes défauts,
Vous, vos jugements brutaux dépassent juste mesure.
Yvan Racine Courtois
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=recou
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