LES GUERRES PUDIQUES

 

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LA RUCHE DES DAMNES

le dimanche 12 juillet 2009, à 09:47. Posté par Axel DORLHYGNAC


    Imaginons…une ruche sans amitié aux détours d’un sentier, notre ruche…les abeilles y sont armées de piolets et de pistolets…au bout de ce layon, tout sent bon…un tyran déshabillé à une toise…pas de ciel, mais cette concordance du soleil…pas de Dieu…mais une reine…la guerre comme seul sobriquet…elles sont ainsi pour cultiver un secret…
    Colliers de jaune et de noir comme de perles enfilées…armure des jeunes tourmentées…de cette ruche je lorgnai ce système autorisé…atomisation…je fus ganté et l’endroit sécurisé…à peu près…le repérer…scaphandrier inexpérimenté, un morveux qui jure et un jeu qui perdure….
    De ce schéma organisé j’étudiai l’impécuniosité , le trafic en simultané, la souveraine du charnier …le danger…ne pas les effrayer…Dieu me reconnaît…un seul geste et je suis piqué…énervé je pourrai le frapper….faire de cela un chantier…

    Inventons la ruche ensorcelée…je la dévastai d’un doigt, d’un trait…le pas centralisé, j’ai le visage déjà bien ridé…les yeux allumés, j’ai mis mon nez dans ce temple qu’est Gizeh…dans la pierre les même mastabas , le peuple pourtant construisit son sort…
    Ces anathématisées rirent comme des héritières…leur fierté…et ces excommuniées expectorèrent sur moi leurs policiers…syndrome d’une identité et toujours ressembler aux prétendants…du bon miel et sangloter dans les bras de cette société, pillage d’années, de sueur modifiée…
    Comme un mauvais bénédicité, gelée royale, ce fut moi le maudit au milieu de ces abeilles…envolée crème de beauté…pipeline doré, gorge rassasiée…au sommet, la reine dépêcha des archers…refuge du liquoreux… je savourai pendant que ses guerriers entamèrent le dernier round.…

    Alors que je me régalai le palais, je me sentis bercer par une liturgie chloroformée…les abeilles venaient de m’assassiner pour les avoir dépouillé…mais voilà, je suis vacciné mes vahinés…je ne me souviens de rien et je suis tombé…un fonctionnaire, la tête la première…
    A croire les infirmiers…j’étais désormais fol allié…à les croire je faisais l’api toute la journée dans l’asile…comme si de rien était…j’avais ouvert la voie de l’anarchie mentale et … à la dérobée…je risque de séjourner longtemps dans cette ruche des damnés……mais…enfin j’ai tout discerné…la reine a fait de moi son séquestré, pour du miel j’ai péché…mes boyaux du sang chaud…à en cloître l’exaltation des convives effarés…je suis intrépide…je sais où le chercher…les hyménoptères harcelèrent ma beauté d’été…je découvrirai sa problématique
    …j’ai les ailes et le bourdon…la martingale…vient me rejoindre dans la ruche des damnés…

    Mafieuse immortalité…loi boréale …la ruche des damnés est informée…je reviendrai me délecter…lui toi sois le premier mon alter ego…je reviendrai boire, chanter, calligraphier voire même taguer…et vous narguer…après…je vous tracerai des nébuleuses et des étoiles filantes…entailles sur votre torse…je me nourrirai de votre passé…et délogerai Râ… j’échafauderai des plans…sept astéroïdes…
    Dieu…si je me sens mieux…dois-je te cogiter ou t’affronter sans relâche…percuté dans mon éveil par toutes merveilles et la virginité…mes tissus font la chair et la ruche des damnés sa position de suranné…

    Dans les épaves de ma conscience…je me rends compte de tout ce qui compte…le décompte…je transgresse et je me presse…uniforme lacté, la ruche des damnés ne me laisse…respirer l’air dans cette liesse…je m’en vais je suppose tout redimensionner…
    Le croisé le dépaysé, l’insoumis l’incompris…la ruche est damnée et éblouie…le langage est une rue, des buildings par-dessus…bienvenue…la ruche des damnés…le secret convoité…

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
dago laborel le lundi 13 juillet 2009, à 13:54
Voila un très joyeux et très solide massacre de la phrase, en forme de poème, j'adore, tout simplement. Ce n'est pas du tout le genre de poésie qui me plait d'habitude mais chez toi le pied glisse dans le miel et on se casse la gueule au milieu des abeilles .. jouissif !

zazen13 le lundi 13 juillet 2009, à 21:31
dieu cloitre liturgie ai je affaire à un ancien prètre à une personne à la recherche de sa spiritualité à travers les abeilles c est jouissif tout est métaphore n es ce pas alor bravo

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