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Là où les chamelles lèchent l'âme
de mendiants molassons,
Là où la salmonelle menace
de marrants mormons,
Là où les vrais méchants
se chamaillent pour des marshmallows,
Là où les marmots sont des
frênes beaux et puissants,
Là où les nerfs sont des torrents
où la terreur s'épuise,
Là où les mercenaires caressent des rêves,
que cesse la fonte des neiges,
le saignement d'enfants centenaires,
Là où les chenilles sont charnues
et si peu irritantes,
Là où les tristes sires et consort
sont des ifs,des boeufs pour les charrues,
Là où les choristes dans l'écru
glorifient des territoires sans cruauté,
Là où la Chine n'a pas envahi le Tibet,
où la bombe de l'échine du diable n'est pas tombée,
où le Tibre n'a jamais débordé,
Là où les crues sont charnelles
et les rites des poèmes itinérants,
Là où l'autochtone a le coeur
en symbiose avec sa terre,
Là où le tact fleurit dans la sueur,
où les peaux s'effleurent,à l'origine du génome,
Là où l'eros-atome repose,
le mausolée d'un soir et d'un son,
Là où les mâchicoulis sont des chimères,
où les gnomes sont des chevaliers,
Là,au début,à l'ombre,où les matières
brutes et brutales s'entrechoquent,
Là où l'assemblage a commencé,
Là où tu m'as rendu blême
le jour où tu refusas de m'épouser,courant d'air,
gouttelette,princesse bohème ,
fée d'un temps perdu,cascade impétueuse,
Là où pourtant et précisément tu ne cesses de m'aimer depuis,
Là d'où est parti le premier pulsar.
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