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Petit pays
Qui s'allonge
Et se blottit
Le long d'une échine protectrice.
Tu as su nous éblouir
Par tes regards,
Par tes couleurs,
Par tes odeurs,
Par ces mille choses
Que notre âme occidentale
A repoussé
Ou apprécié.
Que de contrastes
Au cours de ce séjour:
De l'agressivité de la ville
A la tranquillité des campagnes ;
De la puanteur
Aux enivrantes odeurs ;
Du bruit
A une extrême douceur ;
De la poussière
A cette immaculée blancheur
Que renvoient tes cimes enneigées
Des contrastes aussi
Dans ce groupe
Qui se retrouve chaque année.
Certains âgés,
D'autres moins,
Des bien portants,
Des «cabossés »
Les uns avec des chagrins
Ou des petits riens .
Les autres avec des envies d'oublier,
De se sentir bien .
Il y a ceux
Qui ont tout laissé de côté
Et ceux
Qui ne peuvent s'empêcher de penser...
Sous les yeux de Bouddha,
La bonne humeur a su nous rassembler
Pour ces quelques journées
Que tous semblent avoir appréciées.
Et puis,
Le retour est arrivé
( Il faut bien retourner
Pour pouvoir recommencer !)
Et nous voilà repartis
Aspirés dans le tourbillon
De la vie,
De nos vies ….
Les amis, les voisins,
Les enfants, les parents,
Le train train,
Le boulot pour certains,
La télé, les infos,
Le stress quotidien …!
Mais, je suis certaine
Que chacun garde
Au milieu de tout cela
Des images,
Des odeurs,
Des couleurs,
Des sensations,
De douces émotions,
De ce petit pays,
Si déroutant,
Si captivant,
Si enivrant,
Ce petit pays
Qui s'allonge et se blottit,
Le long de cette échine
Comme pour se cacher,
Se protéger
Du reste du monde
Et de l'envie.
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