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Depuis la mort de son père
José l’aîné de six frères
On le sent toujours triste,
Sa vie est devenue un supplice
Il voit toujours le pire
Ça sert à rien qu'on lui dise
Dans sa tête tout chavire.
Il est à bord du précipice
Il ne pense qu'à se détruire.
Les pneus grincent, crissent,
Sa vitesse il l'accélère
Il veut mourir !ça c'est sûr.
Soudain dans son coeur triste
Il ressent un grand vertige
Pensant subitement à sa mère
Qu'elle fait souvent des prières
Et à tous ses sacrifices
Et à ses douces manières
Ainsi qu'à ses petits frères
Qu’il faut bien qui grandissent.
Il faut remplacer son père.
Tout à coup il se maîtrise !
Il adresse une prière
Dieu entend son supplice.
Il oublie son calvaire.
Toutes ses idées grises,
Se noient dans la rivière
Très loin de son précipice.
Il sort embrasser la Terre
Et à sa mère que trop triste
Pleure et se désespère.
Il lui dit, mère Dieu existe !
Jamais je n’exagère
C’est grâce à nos prières
Que pour toi je subsiste,
Car je t’aime ! oui ma mère !
Même si c'est un sacrifice
Elever mes petits frères
Sont aussi mes délices
Et je me sens aujourd'hui fier,
De devoir remplacer mon père.
Paquita
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