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FACILE
Facile de refaire le monde avec des robes longues
Facile d’extraire le ciel des éclairs
Dans un moment blanc
Dans un instant cendre
Une pluie fine qui ruisselle qui termine
Etre un amant neuf sous le pont du baiser
Et la ville étincelle
Ses ruelles se promènent-s’entremêlent
Mélodie d’une gare et ses passants sentinelles
Que reste-t-il des rizières, des cordillères
Facile de nous revoir
Quand notre enfant crie sur le trottoir
Mais tu es si facile dans les moments difficiles
Je ne vois que toi
A tous les coins je vois quelqu’un
Facile de refaire le monde avec des robes longues
Facile de se croire invincible
Quand on aime le passé
Facile de se dire étranger
Mais c’est toi qui décide
Facile de sentir le sol, de croiser le fer
Quand on est blessé, quand on naît sans calendrier
Facile de t’aimer quand je tremble à tes pieds
Que reste-t-il de nos rêves désormais incendiés
La grande armoire et nos pensées
Moi qui croyait en toi
Mais j’ai droit à l’apocalypse et crois moi c’est facile
De tout quitter
De tout détruire
Pour un autre ou pour rien
Comme un chien perdu sans son maître
Un loup décapité parce qu’il a trop grogné
Je suis le désert, je suis le prophète d’une liaison terminée
La douleur d’un voyant quand il sent le malheur
C’est pour moi je le sais
La hauteur de mes souhaits, les instruments sont dérangés
Et rendez moi ma bien aimée
J’en ai besoin pour affronter l’éternité
Je lui offrirais des perles et de la soie venues des anciennes terres
Qu’elle soit à moi encore cette nuit
Facile de refaire le monde avec des robes longues
Pour lui plaire, mais je reste seul sous les remparts
Je suis son ex petit ami
Sous sa fenêtre je la guette dans son lit
Facile je la vois qui lit
Facile je ne fais aucun bruit
Tout s’éteint elle s’est endormi
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