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Le mutisme s’installe sur nos feuilles blanches
Dans le désarroi du temps et l’heure de l’horloge
Et pourtant aujourd’hui ce n’est pas un dimanche
Mais le silence dans nos silencieuses gorges loge.
Il se loge comme une épine qui blesse notre peau
Muse, je t’en prie! Aides-nous à retrouver des mots!
Muse petite fée gardienne des bonds après qui nous coulons
Nous voulons donner de nous nos plus fortes émotions.
Fée gardienne livres-nous les mots que nous souhaitons
Des mots de tristesses même si chagrinés nous pleurons
Ou alors des mots qui fassent rire à casser nos poumons,
Nous sommes les mendiants des mots, entends notre douleur.
Retrouvons l’essence, le murmure, le frisson qui colle à nos pages
Prenons nos plumes virtuelles pour inscrire au sillage
Et écrivons toute l’immense beauté des paysages
Cette mer qui gronde car nous ne sommes pas sages.
Fait que plume et feuille fassent parfait mariage
Que l’encre sortante de nos âmes reprenne en l’ère les rouages,
Et que nos mots nous emportent loin la haut sur les nuages
Dans un ciel azuré dépourvu des orages.
Et lorsque nous aurons rempli notre page blanche
Nous serons si heureux que les vrais archanges
Et nous prendrons tous les oiseaux du monde
Pour distribuer toutes nos pages à la ronde.
Et les faire chanter et éclairci nos pénombres
Heureux ils voltigeront derrière nos ombres
Vois-tu Muse fée, nous sommes assez humbles !
Rien que quelques mots et notre cœur se comble.
De tous les pouvoirs de la fée Muse qui habite en nous
Ainsi la mine s’en va réjouie de son voyage au pays des fous
Des fous passionnés de rimes comme le somme-nous tous…
Par Max louis, (Thorgal) et Paquita
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