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A la porte de l’amitié…
Les mains tremblantes
Je déposai mon cœur
Dans un drapeau blanc
Espérant un cessez- le-feu
En signe de pardon
Aucune guerre n’avait été déclarée
Mais, hélas, quelques mots
Avaient dépassé de loin la pensée
Je me souviens de ces mots cependant
"Pour qu’il y ait pardon,
Il faudrait qu’il y ait eu offense"
L’offense serait-elle donc si grande
Pour que les mots soient réduits au silence
Combien de nuits à passer sans sommeil
Combien de jours se déclineront sans soleil
Combien de larmes seront versées
Avant que l’ardoise ne soit effacée
A la porte de l’amitié…
J’ai laissé mon cœur
Dans un drapeau blanc
Espérant que des nouveaux mots,
En signe de pardon,
Viennent enfin combler le silence
Ivydall © IFW128
19-07-09
Illustration:Guy Dumoulin

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