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Cigale de ma Provence,
Ton chant fascinant
Veillait sur mon berceau
Pour que je m'en souvienne ;
Il fallait que je retienne
Les sons empreints d'un rythme
Nulle part ailleurs pensé .
Ce matin , au hasard d'un chemin ,
Tu t'es posée sur mon cou ;
Accolade furtive,
Frôlement affectueux,
Tu as effleuré , paisible ,
Une conscience enfouie ,
Celle de ma plus tendre enfance.
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