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Par les chaudes journées pour troubler la chaleur
Il ne suffit que d’une brise d’air fortuite
Pour qu’en sa fureur et violence gratuite
Le ciel se fasse grave et qu’en inquisiteur
Se pare d’une robe noire, alors son vent
Balaye de sa rage la quiétude céleste ;
Il tonne et gronde fort en un dessein funeste
Pour chasser l’importune d’un éclair il se fend
Et ses pluies diluviennes, en bonnes boulangères,
Pétrissent la farine que forment les poussières
Un effluve extatique du sol comme un échange
Assaillent les narines, fleurez cette boulange !
Le ciel est soulagé, les sens sont abreuvés,
Les escargots vont en silence sur les pavés.
J.H.
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