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Biboux
Les ronrons de Biboux ont cessés ce matin
Depuis plus de 16 ans on cheminaient ensembles
Son air d'aristocrate distant, un peu hautain
Cachait une peluche douce timide et tendre
C'est dans un vide ordure que tu criait famine
Es ce un chat, un putois, l'odeur nous fit douter
Ton poil en nœuds serrés infestés de vermines
Petit chat c'est ta fête on vas te toiletter
Avant de le laver entreprise périlleuse
Il fallut le raser, méchante la tondeuse
Molesté, détroussé de ta toison laineuse
Faillis être noyé dans une eau savonneuse
Il garda un moment des ablutions forcées
Surtout cette humiliante agression capillaire
La honte de se montrer ainsi stigmatisé
Refusant d'apparaître sans sa belle crinière
Il se terra un temps en dessous du bahut
Se nourrissant la nuit de rapines furtives
Qu'il dérobait toujours dans la coupe d'alu
Par magie regarnie de bouillies nutritives
Quelques journées après apparu a sa place
Un adulte persan pomponné bien léché
Nature l'a doté des atouts de sa race
Il semble exister pour se faire admirer
Un soir nous fumes surpris par un son singulier
Une sorte de cris, bruit indéfinissable
Pour la première fois il avait ronronné
Mais notre hilarité interrompit son râle
Son miaulement aussi n'était pas ordinaire
Ses babines s'ouvrait aucun son ne sortait
Ce qui avait le don de le mettre en colère
Il redoublais d'effort mais sans plus de succès
Maladroit un peut gauche parfois inversement
On t'aimait comme ça, gaffeur un peu artiste
Mimant un miaulement en nous apercevant
sans bruit tu es parti, que le silence est triste!
Jacques juillet 2009
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