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Il n’y a rien de plus noir
Que le quai d’une gare.
C’est une piste d’au revoir
Et un désert des bonsoirs .
Je me souviens des pluies fines
elles frappaient d’épines
et me transperçaient le cœur
comme un trait de malheur .
Je regardais partir mon petit
Il faisait toujours presque nuit
Je voulais le serrer contre moi
Dans le train , il devait avoir froid.
Je n’ai pas plus envie .
Il n’y a rien de joli .
Il n’y a pas de bon moment
Pour voir partir son enfant .
Il n’y a rien de plus noir
Que le quai d’une gare.
Je voulais le serrer contre moi
Dans le train , il devait avoir froid.
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