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Dès que l'aube ose ouvrir le battement des yeux,
La vie s'extrait du tendre secret des lits.
Des bruits d'eau lavent la dernière trace des rêves.
Des odeurs riches de chicorée, entartinent les bols.
Puis la vieille chienne m'aboie son envie de laisse.
Une petite brume s'échappe paresseusement au loin.
La cloche d'église pleure sa période enfants de choeurs;
Et sa raisonnance court , se dépose sur les épis mûrs
Qu'un fort beau soleil caresse de toute sa générosité.
Ici, le ventre de la terre féconde la betterave qui se fera bonbons.
Là, le chou fleur immacule sa couleur, nourri de sueur d'homme.
Le plaisir du regard s'attarde sur le carré d'herbe juste coupé;
Dans lequel s'ébattent multitude de jeunes et vifs perdreaux.
L'oeil encore s'évade et franchit la frontière invisible d'horizon.
Où passé et présent se rassemblent, déteignant en couleurs pastels.
Car ainsi doivent se peindre les espérances qui s'écriront demain.
Au-dessus de ma belle et verte vallée de Lys;
Enchâssée, blottie entre les collines d'Artois
Et celles, plus abruptes qui marquent les deux caps.
Des gagne petit continuent à savoir se lever tôt
Riches de leur fierté, sans pleurer sur leur sort !
Ainsi, ici, coulent les jours, où j'y calque les miens.
Juste un texte!
Patrick le 2 aout 2009 
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