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Dans le grand silence
Il faut de la patience
Apprendre à savoir se taire
Pour d’un mot changer d’air .
C’est la caresse du vent
Qui nous amène les sentiments
Et parfois un peu de mélancolie ,
C’est de se souvenir avec nostalgie .
Les ombres ne sont jamais loin
Comme des araignées dans les coins .
Elles donnent à cette maladie
Les parures de l’envie .
Je n’ai pas plus à en dire
Car il faut mieux en rire
Les ombres planent sous le soleil
Qui d’un trait émerveille .
Les rayons meurent aussi
Comme les amours de Virginie
Et Paul devient sourd
Vieux, les doigts gourds .
Pourquoi les sentiments sont cruels ,
Envers et contre tout c’est éternel ,
Cette lutte du mal contre rien
Qui nous ronge nos destins .
Passez le temps avec patience
Il vint bien assez tôt l’offense ,
Des années sur la peau ,
Des douleurs dans les os .
Je ne veux pas abdiquer
Et à jamais tenir le rocher .
Cracher à la mer
Mes pleurs et ma misère .
Saloperie de maudit monde !
Je ne serais jamais dans l’onde .
Et je tiendrais mon rocher
Comme Arthur son épée .
Va !Vent du large et revient tard
Je sais bien qu’un jour de hasard
D’une bourrasque tu vas m’emmener
Au fond de l’eau pour me reposer .
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