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Nous avions,maintes fois,sous le ciel de Provence,
Echangé des propos,plus que de convenance.
Michiels était fort lent,en gestes et propos,
Sa démarche affichait le ryhme du repos.
Encore ,l'an dernier,seul,avec sa compagne,
Il partait à la plage,aux courses,en campagne.
Il ne bousculait pas la conversation,
Mais il parlait clair,sans précipitation.
Je ne sais plus très bien quelle épreuve sportive
Le forçait à s'enfuir.<<Il faut que je m'active,
Car les travaux en cours,les bruits,les mouvements
M'empêcheront,chez moi,de revoir le printemps!>>
(Il était mon cadet,de plusieurs ans plus jeune,
Quel que soit l'appelé,de tous la mort déjeune)
C'était pour les J;O.qu'on prévoyait au Nord,
Ils furent...déplacés:Monsieur Michiels est mort!
Il revenait,fin Mai,vers Bormes-la-Favière...
En pensant, comme moi:<<Ce sera la dernière...>>
Il a dû,fatigué s'arrêter vers Mâcon!
Il ne reviendra plus rêver à son balcon...
Que sa veuve,fluette,à ses soins dévouée
Accepte du poète une larme avouée.
Jean Alteroche
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