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Pas d'idée qui soit nouvelle
Seule, toi, ma pensée naturelle
Songe toujours présent et fidèle
Douce image quasi éternelle.
J'ai beau me sermonner
Me raisonner
Me secouer
Me détourner
Me forcer
J'ai beau me fustiger
Elle est omniprésente
Presque oppressante
Comme imprimée à mon regard
Tatouée à mon c½ur, indélébile
Inconnue de tous, si fragile.
Selon ton choix, secrète à tous égards
Je me suis soumise à ta volonté
Au silence que tu m'as imposé
Ne jamais dire nous
En parlant de toi et de moi
Rester dans le flou
Faire semblant chaque fois
Ne pas accrocher mon regard au tien
N'avoir de droit que pour les regrets
S'en contenter sans broncher
Ignorer ce qui tisse nos liens
Se cacher pour sécher ses larmes.
Il y a tout ça derrière notre histoire
Et dans mes songes ce vacarme
Toute cette douleur si noire
Qui hurle après le temps perdu
De ce bonheur pourtant absolu
Qui aujourd'hui n'est plus.
J'aurais su m'en contenter
Si tu avais continué
Mais tu as cessé de me regarder
De m'écrire de me parler
Comme si j'avais cessé d'exister
Comme si tu m'oubliais.
Et je ne suis que souffrance
Plaie béante sur un mal profond
Érosion de la distance
Qui sépare et corrompt
Je n'avais que toi, même au loin
Tu n'en as pas eu conscience
Tu t'es effacé quand j'avais le plus besoin
De ton soutien , de ta confiance,
Je reste seule éperdue, âme brisée
Corps esseulé, inutile, désolé
Brisée par ce silence blessant
Habitée par cet amour obsédant.
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