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'La pierre qui chante,la couleur des sentiers,
la sensation agréable de se sentir toléré,
de se rapprocher du vrai nécessaire,
Un élément en quête d'élémentaire'
D'abord Le Monastier,
son petit blanc à soixante centimes,
avoir survécu à l'autoroute,envies de nature unanimes,
simple envie de marcher,
Le Velay vous apprends,entre autres choses,
à ne pas trop charger son sac,
à espérer les lacs,
à soigner ses pieds et sa prose,
On entre en Gévaudan,
alors on marche avec ses yeux,
faisant fi des douleurs,les Adieux
au matériel et à l'excédent,
Arrive Cheylard-l'Evêque et sa bière artisanale,
la nuit à la fraiche et la rosée impitoyable,
les sentiers se succèdent pour le marcheur insatiable,
le chemin de Luc,les odeurs idéales,
Perdus dans la forêt du Goulet,
marche spartiate,cinquante kilomètres plus tard,
l'arrivée au Bleymard,
Pieds et muscles éclatés,
Merci Nadine,Mario,leur bar et leur sourire,
Merci chaussons à la Myrtille,
Merci vent d'avoir séché nos guenilles,
Merci repos,à présent le Mont Lozère à gravir,
Du sommet du col de Finiels on aspire aux Cévennes,
on inspire et on y part,
et pour décrire ce régal du regard,
les figures de style sont vaines,
Pierres énormes,dessins météoritiques,
qui parlent d'évènements séculaires,
cavaliers nobles et montures fières,
continuant vers Le Pont-de-Montvert leurs voyages initiatiques,
S'ensuit une montée qui n'épargne aucun âge,
on traverse avec respect le territoire des abeilles,
face à l'infini on croise des sapins-nains,des papillons-sauterelle,
à la cabane Bonnal on se tait et on savoure le partage,
Apparaissent,ondulant dans un chuchotement serein,les pins[ majestueux,]
une pause au bas d'un châtaignier mort,
la plante des pieds crie fort,
mais âme et sens n'ont jamais été aussi heureux,
Le soir la baignade dans le Tarn,salvatrice,
puis la nuit sur les hauteurs de Bédouès,face à la pleine lune,
fantasmes,peaux de loups mystiques,runes
qui n'attendent du sommeil qu'à en devenir actrices,
Le parc national nous irradie de ses rayons,
de ses gorges de ses galeries,
le spectateur en silence remercie,
intimement convaincu du sens et du son,
Puis le paysage,par trente cinq degrés,compatissant,
nous laisse après le col de Saint-Pierre,ultime petit Golgotha,
respirer savourer une dernière fois
arriver à Saint-Jean.
'En dehors des dogmes,des castes et des guerres,
emprunter des voies millénaires,
pèlerin d'absolu,quête du simple bonheur,
Marcher pour se rapprocher du créateur'
Merci à Wilfried,relations publiques,courage et cascade;et à Franck,roi des papillons
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