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Le vent s'essouffle,à la poursuite du soleil.
L'ombre envahit,à pas de loup,chaque fissure,
Calfeutre lentement notre nuit de sommeil,
De joints toujours plus noirs à chaque commissure.
Quelques trous de lumière...,à l'oeil,aucun relief.
Le chemin cahoteux n'a plus le moindre obstacle.
La veuve du jour mort étend ,sur tout son fief,
Un rideau sépulcral pour la fin du spectacle.
Un peu plus rarement,sur la dalle en béton,
Et sur le gravillon,les pneus des vélos crissent.
Le ballon,fatigué,mollement fait flonc-flon!
Aux cercles des bavards quelques bonsoirs s'esquissent
Pour les incontinents,dernier tour esquissé.
En core un trot pressé,quelque porte qui claque,
La dernière voiture,un patio délaissé
Et le camping de Bois dort!mort!comme une flaque...
Les-uns feront l'amour,et d'autres un tarot?
D'autres,des mots croisés ou des correspondances,
Liront un roman noir...,des pages de Marot?...
Mêleront leurs ronflons de rêves de vacances!
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