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Au loin le vent se lève sur le sang de nos frères
Au loin les cris des armes les cris de la colère
Pour fuir la haine nous avons créé l’enfer
Ravagée par les fils, la Terre de nos pères
Au loin un oiseau chante dans le grave silence
Inconscient du carnage, la joie de l’innocence,
Et sur nos mains souillées, il porte l’espérance
Comme autrefois, un jour reverrons-nous la France?
L’écriture penchée et la main engourdie
Et même si l’on sait que nos lettres parties
N’arriveront jamais dans les mains tant chéries
Qu’on voudrait rassurer, rejoindre au paradis
Oh, toi écoute moi, toi qui guide nos vies,
Toi qui a décidé d’un si funeste sort
Voulais-tu notre perte, pour que tout soit fini?
Pour que nos propres mains nous apportent la mort.
Et que la guerre est laide et qu’est laide la haine
Reverrons nous un jour l’âtre de nos maison
Où dériverons nous dans les eaux de la seine
Comme tous ces paysans massacrés sans raison
Ton seul tord fut pourtant de n’être pas d’ici
Et crois-moi chaque jour, oui je prierai pour toi
Toi que ma main indigne à rayé de la vie
Lili
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