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Le
Souffle
D'automne
Gonfle les voiles
De ses rides écartillées
Sur les branches
Drapées de rosées ... de bourgeons
AnnonÇant la succession
Et comme des doigts hantés de frayeur
Plongés sur le clavier taquin du doute
Les feuilles sombrement
Tapent sur la terrasse mouillée du matin
Laissant derrière elles
D'autres qui s'ensuivront
Inévitablement ... tôt ou tard
Leur
Teint
Jaune rougeâtre
Se confondant au vermeil
Du soleil de six heures
Qui les console encore
Du sort attribué à leur être
Berce leurs corps lâchement épilés
Sur le tronÇon enchevêtré
De froid, de boues, et de limons
Pendant que semblables à des lentilles
Elles s'accolent déjà aux semelles
Aux pneus, et aux sabots
Et, ainsi délaissées
Sous la conscience des pelles
Des rateaux, et du feu
Elles s'apparentent
A d'anciennes vies lynchées
Tombées au devant de la scene
Pour se retrouver seules
Semblables à des rêves d'or, trop tôt éffacés,
Sur la surface froide de l'oreiller
Frantz
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=lucienne
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