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Quotidiennement,un tableau,pour ma joie,
M'offrait un vieux moulin,sa rivière de soie.
J'ai feint d'être blasé,joué le détracteur,
Sans autre intention que chicaner l'auteur.
Au lieu du moulin clos,du ru qui vocalise,
Un fragment de venelle au bourg de Saint-Urcize,
Est offert par Simone à ma distraction,
Considérant mon voeu comme une injonction.
Un escalier dolent,de larges dalles grises,
S'étire,étrécissant,tout là-haut,ses emprises,
Glisse sous un balcon modeste et féodal,
Evoquant un auvent de confessionnal...
Les habitations anciennes,cossues,
Sont de pierres de lave et de tuiles moussues;
De chêne patiné,les poutres et les huis.
Des carreaux,aux châssis ont des reflets de nuits.
Le ciel bleu de l'été radoucit les coins sombres,
Erafle une façade en effrayant les ombres.
Ce n'est pas du douteux,du fade vésicant,...
C'est du net,rigoureux,caliné de piquant.
Les chiens-assis des toits,cherchent leur équilibre
Au sommet des murs noirs découpés dans l'air libre
Où l'oeil devine et peint la montagned'Aubrac,
Rocailleuse et déserte où le brouillard est lac.
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