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Il vient le moment
Ou la nuit s ‘allonge .
Ce n’est pas un songe ,
C’est le passage du temps.
Le jour soudain se tire
Il trépasse comme martyr .
Et je regarde près de l’horizon
Pour voir les nuages en moutons.
Le soleil mon tendre ami
A des moments d’inertie
Il laisse à sa dame la lune
Le plaisir d’éclairer les runes .
Et je vois les arbres roussir
Et les feuilles défaillir .
J’espère encore
Mais c’est mort .
Car on peut aimer le crépuscule
Il nous rend bien minuscules .
Pour entendre les bruits dans les bois
Les chouettes qui hurlent cent fois .
Les renards attendent les marrons
Qu’ils tombent bien mignons .
Les champignons s’envolent
Portés par les grives folles .
Le matin, il fait nuit
Et il faut bien se lever
Faire un pas sans envie ,
d’un trait boire son café .
Me glisser dans l’aurore
Pour longer le port .
Voir sans rien voir
Et ne pas dire au revoir .
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