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La sorcière Circé a transformé le monde
Par sa magie, cette diatribe furibonde
S’abat de toute part et trouble le commun
Des mortels vautrés-là dans le lucre ; chacun
Ne se voit plus, ne se sent plus, dans cette fange,
Pas un de ces pourceaux ne sait donner le change !
Son agréable merde égaye chaque jour ;
Au gré de jugements dignes de basse-cour,
Il produit, il consomme, il vit de sa fumure
Il fait de ce fécal son illustre parure ;
Son médiocre commun suffit à contenter
L’existence gâchée passée à s’empiffrer ;
Les signes qui rendent la richesse extérieure,
Resteront à jamais pauvreté intérieure.
Joël Heirman
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