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Puisqu’il me faut laisser
Mes doutes du passé
S’apaiser pour se taire.
Ressasser sans blesser
Le souvenir lassé
Au cœur, locataire.
Puisqu’il me faut filer
Les heures puis les jours
Et les mois jusqu’à toi.
Voir le temps défiler
Sous un coin d'abat jour
Si seule sous mon toit.
Puisqu’il me faut savoir
M’approprier ce sourire
Quand les larmes sont là.
Que dans un au revoir
Tous ces maux à prescrire
Rejaillissent déjà.
Puisqu’il le faut…
Tu viendras balayer
Mes doutes et mes peurs,
Briseras cette armure
Qui m'étouffe le coeur.
Tu veux que je sourie
Que je sois ton soleil,
Tu veux me voir radieuse
En écharpe de brume,
Tu veux m'aimer ainsi
Resplendissante et nue,
Pour qu'à notre plafond
S'illuminent nos nuits.
Tu veux que je m’évade
Au creux de ton amour,
Que je m’y sente libre,
Aimante et si complice,
Que ma vie soit bonheur,
Simplement que mon coeur
Batte harmonieusement
La cadence du tien…
Puisqu’il le faut…
…Brisons la carapace
Où s'enfermait ma vie…
Nadine
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