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J’ai fait le touriste
Pour arpenter la piste
Des ruelles et des rues
Pour le plaisir de la vue .
En marchant sur le pavé
Frais de la pluie rosée
Buttant parfois ,souvent ,
Sur les brèche des montants.
Rien ne vaut le nez au vent .
Sur ma route rien de violent
Que les sourires indolents
Des gentils et des mamans .
Je voulais chanter
Mais il faisait beau
Et ,par peur de l’eau ,
Ma voix n’a rien tenté .
J’ai juste fredonné
Sournoisement ,
Subitement ,
J’ai juste murmuré .
Des gentilles comptines
Des rondes enfantines
Pour me rappeler le temps
Des voix d’avant .
En passant pas la ruelle à la cage
J’ai libéré les otages .
Et tous les petits oiseaux
Ont emporté mon chapeau .
Je courais vers mon galure
Sans pensées impures
J’étais heureux et parfumé
Dans la chaleur sombre de l’été .
Et puis la pluie chaude
Est venue comme ribaude
M’étreindre si fort
Par tous les pores .
Chapeau de pluie !
C’est peut une mouette ,
Du chapeau évanouie
Fait sa coquette .
Ou alors un cormoran
Entrepose ses harengs
Dans sa corbeille tressée
Pour ma pauvre tête desséchée .
J’aime cette destinée ,
Psychédélique et mordorée,
Pour un bonnet mal employé
Dans le creux de matinée .
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