|
Je me souviens de cette malle que tu as rangé un jour de pluie au grenier …
Ce jour-là tu m’as prise sur tes genoux et tu m’as dis :
« Ma petite, quand j’aurai quitté cette terre alors tu pourras ouvrir cette malle où un cadeau t’y attends ».
Et du haut de mes dix ans je t’ai répondu :
« Mais papy comment je pourrais te remercier si tu n’es plus là ? »
Tu as pris alors un air sérieux que je ne te connaissais pas et tu m’indiquas le ciel de ton index en rétorquant :
« Tu n’auras qu’à regarder le ciel et chercher l’étoile qui scintille le plus. Je serais là et te ferais un signe ».
Les années ont passé sans que jamais nous reparlions de cette malle …
Puis tu es parti, tu m’as laissé.
Quelques temps après je suis revenue à la maison et j’ai cherché la clef de cette malle. Je l’ai trouvé dans une de tes poches de pantalon.
C’était bien de toi de garder les choses importantes dans les poches.
Je suis montée au grenier et j’ai trouvé cette malle.
Mon cœur se mit à battre très fort.
J’ai tourné la clef et la malle s’ouvrit.
Je ne vis qu’un bout de papier qui gisait au fond, un papier jauni par les ans.
Je le déplia et lu :
« Ma petite, Mon amour,
Je n’es jamais été à l’école
Et ne sais pas trop écrire
Mais je voulai que tu sache
Tout l’amour que j’ai pour toi
Ces chose là ne sont pas toujour facile
À dire. Je ne te l’ai jamais dis
Et je voulais te laissé une trace
Alors tu trouveras une foto avec
Ce petit mot
Papy qui t’aime et t’aimera toujour »
Les larmes roulèrent sur mes joues.
Ce soir-là j’ai regardé le ciel sa photo à la main.
Et je l’ai vu cette fameuse étoile. Elle était belle et brillait de tout son être, mais je ne t’ai point vu.
Je t’ai envoyé un baiser pour qu’il vole jusqu’à toi, peut-être l’as-tu vu passer …
Sandrine
|