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UN, DEUX, TROIS, QUATRE …
Une fois, on se dit, l’âge où tout est permis,
Déjà maman pourtant, tu poursuivais ta vie,
Au temps de l’après-guerre, à vingt ans révolus,
L’amour avait sur toi jeté son dévolu.
Deux fois, c’était l’année, glorifiée par Gainsbourg,
Un, deux, trois, quatre enfants, entre traite et labour,
Le temps passe trop vite, et se vide le nid,
Lentement, doucement, et petit à petit.
Trois fois, il est grand temps de penser au bonheur,
La vie n’a pas été tendre et douce à chaque heure,
Mais les épreuves passent pour mieux apprécier
Tout ce qu’offrent la chance et le destin croisés.
Du matin de septembre mil neuf cent vingt neuf
A ce jour décalé de l’année deux mil neuf,
C’est quatre fois vingt ans que nous venons fêter,
Et si des bougies manquent, n’aie aucun regret,
Tous tes petits enfants, arrière-petits-enfants
Présents et à venir, autour de toi piaffant
Sont là pour te souffler « Joyeux anniversaire »,
Car tu restes pour eux la reine des grand-mères.
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