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Les feuilles tombent rouges
Sur un sol qui bouge .
C’est le vent d’automne
Et un rien m’étonne .
Je ne vois plus le soleil du matin
Il est parti comme un refrain .
A la place , la nuit revendique
Des territoires maléfiques .
Des ombres s’attardent souvent .
Il vient donc le moment
De devenir froid et solitaire
D’apprendre le repos de la terre .
Septembre ,octobre , novembre
Vous avez la couleur de l’ambre .
C’est un jaune cuivré
Avec une odeur de brûlé .
Les feuilles sont vos journaux
Qui annoncent le déluge d’eaux.
Petite littérature d’un instant
Que l’on regarde distraitement .
Il n’y a que les enfants
Pour prendre le temps
D’admirer vos couleurs
Et de coller vos fleurs .
Dans des livres sans images
Qu’ils remplissent bien sages,
De vos couleurs de vie
Pour la mémoire et l’ennui .
Personne ne va les lire
Même, ils vont partir
Sans jamais se soucier
De leurs très vieux cahiers .
C’est le printemps des corbeaux
Ce sont de beaux salauds
Qui profitent de la mort
Pour crier bien fort .
C’est surtout en novembre
Qu’ils redressent les membres .
Noirs et fiers ,
Ils attendent l’hiver .
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