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le dimanche 20 septembre 2009, à 20:53. Posté
par alain
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On dirait tant je t’aime
Que je suis en exil
Et du monde et de tout
Et de moi même aussi
Allez donc le comprendre
L’iris accompagne l’ortie
Ils ont la même terre
Boivent la même pluie
Dans un azur unique et doux
La colombe et le corbeau
Ensemble déploient leurs ailes
La pierre à la pierre s’apparente et se plaît
Même si l’une est précieuse
Même si l’autre est vulgaire
Le fleuve en lui
Roule aussi bien l’or que le galet
Et le jour est le jour
Qu’il se donne à la reine
Ou se donne au mendiant
Allez Allez donc le comprendre
Nous deux vivons loin de l’autre
Enterrés dans nos jardins
Barricadés dans nos passés
Je vis comme amputé d’une moitié de vie
D’une moitié de cœur
Je me nourris de songe Je bricole quelques vers
Je me distrais de rêves et j’arrange des proses
Je vais et je m’évade
M’invalide à mesure que la mort m’incarcère
Mon corps est un théâtre Je joue guichet fermé
Pour le meilleur et pour Shakespeare
Godot Cinna Lorenzaccio
L’opéra de quatre euros
Le songe d’une nuit sans thé
Pourtant je sais
Pourtant je sais
Des aubes et des étoiles à n’en tenir dans le regard
Depuis que je connais tes bras
Depuis que je connais ton cœur
19 septembre 09
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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engival le mardi 13 octobre 2009, à 23:16 Se compléter et donner sens à la vie. Une sonorité qui se plait à être déclamée. Un texte ouvert aux interprétations qui clame ainsi sa liberté. Merci pour ce partage. louis.
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