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Les peines de cœurs
C’est les larmes du bonheur
Elles sont salées .
Elles sont poivrées .
Chacun et chacune
Gardent ses rancunes
Et ses petits moments d’éternité
Dans le soleil d’un bel été .
Il y a des musiques
Qui rendent nostalgiques
Et moi j’arrête de manger
Pour pouvoir les écouter .
Elle était blonde de quatorze ans
Et des yeux bleus comme l’océan
Ce n’est que ces platitudes
Qui font la vie moins rude .
Je devais être en quatrième
Au Ciel pas loin du septième
C’était l’après-midi
Elle était si jolie…
Je me souviens de mes larmes ,
De joie et de son charme .
J’étais si près du bonheur
Collé au corps à cœur .
Les peines de cœur sont mortelles
Et elles rendent la vie belle
Malheur à celui qui n’en a pas
Il est au seuil de l’au-delà.
Cela fait de nous des hommes
Brisés parfois , tendres en somme,
Des femmes belles de leurs fêlures
Le regard doux et plein d’usure .
On dit de les laisser en route
Pour repartir en avant toute
Moi , je ne suis pas d’accord
J’aime mon sac qui pèse fort .
Les peines de cœurs
C’est les larmes du bonheur.
Elles sont salées .
Elles sont poivrées .
Elles m’aident à vivre
Et remplissent les livres.
Les peines de cœurs ,
C’est les larmes du bonheur .
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