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A l'ombre de mon coeur je pleure comme un homme
A la hauteur de toi, mon semblable, mon frère
Et plein de nostalgie, je l'avoue je m'adonne
Au désespoir des fois qui m'assomme et m'enserre.
A l'ombre de ma tête ma cervelle bouillonne
Et me fait dessiner des tableaux en musique
Des mots qui vibrent et qui fredonnent
Un sentiment nouveau qui vient et fait son cirque.
A l'ombre des grands arbres je faisais bien ma sieste
J'allais de liane en liane et, comme les grands singes
Je riais dans mes dents pour ouvrir une piste
Que pouvait bien-t-on faire avec nos méninges ?
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