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Un splendide papillon voletait .
Il vit une chenille et se posait .
Il bat des ailes multicolores ,
Dans un air d’été plein d’or.
« Alors sombre cousine chenille !
toujours à ramper aux chevilles !
Regarde comme je suis belle
Et toi tu baves dans les poubelles ! »
« Je sais, mais il y a à manger ! »
« Oui , un repas indigne de ma becquée !
Moi , je butine les fleurs et le nectar
pendant que tu t’arranges avec des cafards ! «
« Et encore c’est sans compter les cloportes
et ceux qui rampent sous les portes !
Tu me dégoûtes cousine brunâtre
avec tes poils gluants et olivâtres ! ».
Sur ces paroles la chenille reste muette
Sa répartie coincée dans la luette
Elle est bien chagrinée
Mais sait, le papillon mieux doté.
Puis un filet s’abat
Et le papillon est mis bas
Il n’a pas plus de temps :
Des doigts le crucifie vivant !
La chenille est un peu effrayée
Mais ce dit que le raseur est cloué
Elle dit même , un peu amusée :
« ah ! , ces hommes ! ils adorent crucifier ! «
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