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Les migrants
Demain ils s'en iront sur des routes lointaines
Pour chercher une terre où ils pourront dormir,
Délaissant leur passé, les vertes, douces plaines
Où leurs anciens sont morts en quête d'avenir.
Seront-ils accueillis par des mains charitables,
Des sourires apaisants qui réchauffent le coeur?
Trouveront-ils un toit ou une simple étable
Au milieu des humains, chasseront-ils leur peur?
Les vagues sur la plage ont volé leurs vergers,
Leurs maisons si petites, disparues, effacées,
Le troupeau s'est noyé il n'y a plus de bergers
Les pêcheurs sur le quai, leurs bateaux ont laissés..
Le chemin qui menait le dimanche à l'église
Est recouvert de ronces balayées par les vents...
La cloche qui s'anime quand s'éveille la bise
Ne sonne même plus, elle n'a plus de battant...
Il est dur de partir, de perdre ses racines,
D'essayer d'exister quand sont loin les amis,
De voir partir la main, l'amitié qui décline
Quand le soleil rougeoie les bouquets de la vie.
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