|
Le spectre des mots
Le spectre des mots, passe des nuits blanches
Le cœur sur la planche, insecte de dos
En seigneur du temps, dirige le verbe
Sur la page vierge, docile présent
Fantôme de l’âge, point de bavardage
Pour écrire en gros, l’inceste dévot
Coucher là, dix pages, sur un fond de rage
Atteste prévaut, le droit d’un écho
L’ombre de ce mage, effleure le sage
Amour d’une plage, bordé de réseau
Dont le fil d’Ariane, conducteur des âmes
Ramène la manne, en joie du troupeau
Sombre écrit ne dure, le temps d’une armure
D’homélie suprême, d’archange d’escompte
D’où l’esprit mesure le sang des ratures
De la cour des comptes, pour le renouveau
Chryspoo
|