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Un soir que je voguais aux confins du Sagittaire
J'ai aperçu dans sa diaphane transparence
La lueur vespérale de la clarté lunaire
Qui abritait de son voile d'opalescence
La pureté d'une étoile naissante.
Et je fis vœu de fidélité au dieu de la nuit
Qui m'avait permis en sa bonté clémente
De caresser du regard ce spectacle inouï
D'une beauté à peine éclose tout juste en éveil
Telle l'artiste à sa toile, faisant exploser
Des milliers de lueurs délicatement irisées
Colorant d'azur la pureté virginale de la belle
La parant de roses, de mordorés, de vermeils.
De ce spectacle, d'honneur je fus demoiselle
Et je la baptisai solennellement "Nouvel espoir"
Mais la nuit tendit à nouveau son rideau sombre
Je l'ai perdue sans même encore l'entrevoir.
Vainement je scrutais l'horizon cherchant son ombre
Mais la magie céda place au doute le plus noir.
Avais-je rêvé cette étrange histoire ?
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