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Mon corps est cette antenne qui vibre à son âme
Elle est ce vent qui suit la courbe de l’épaule
Elle est ce feu qui donne teintes à la flamme
Elle est sens pour l’acteur qui répète son rôle
Elle est ce vent qui suit la courbe de l’épaule
Pour se perdre et s’enfuir à l’horizon du sein
Elle est ce poids du ciel qui encourbe le saule
Dont ce frémir soumis est l’unique dessein
Elle est ce feu qui donne teintes à la flamme
Ma corde vibre à sa guitare au bois précieux
Qu’être au lac barque seule en quête de ses rames
Si venaient ses iris à ne brûler les cieux
Elle est sens pour l’acteur qui répète son rôle
Poucet perdu dans la forêt de ses paroles
Son inflexible voix fixe l’axe des pôles
Ses cailloux sont calculs quand son esprit le frôle
Mon âme à son pas pulse au rythme de ses reins
Qu’elle marche ou bien dorme elle danse à son souffle
Elle gagne l’azur à l’envol de ses mains
Ces ailes de l’esprit qui le soir m’emmitouflent.
24/09/2003
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